1
Mai
2015

Mon interview asiatique pour « l’Antichambre », le journal de SciencesPo.

Raphaël de Casabianca présente actuellement Échappées Belles sur France 5. Mais il est avant tout un globe-trotter chevronné qui aime photographier les visages qu’il croise et filmer les pays qu’il parcourt. Raphaël de Casabianca voyage depuis maintenant quinze ans mais ne se lasse jamais de redécouvrir les continents traversés notamment à l’occasion de son tour du monde en 2003. A peine rentré chez lui, il pense déjà à ses prochaines destinations.

En traversant l’Asie durant son tour du monde ou pour ses différentes émissions, Raphaël de Casabianca est tombé sous le charme de ce continent. Il nous raconte son expérience de voyageur en Asie, ses souvenirs et sa vision de ce continent qui ne cesse de progresser (Propos recueillis par Nicolas Bic).

Quel est ton parcours de voyageur ?

La première fois que j’ai voyagé avec des amis c’était après le bac avec le pass Interrail pour faire le tour d’Europe en train. On mangeait la même chose tous les jours pendant un mois : sandwich jambon fromage et mayonnaise les jours de fête. On dormait dans les trains, ça coûtait moins cher que de dormir dans les villes. Ce séjour à travers l’Europe a été mon premier voyage itinérant. Après, je suis parti en Asie en 2001 (Laos, Cambodge et Vietnam) avec mon meilleur ami Antoine et ça a été un vrai électrochoc. En plus de la découverte de l’Asie du Sud Est on a rencontré des gens sur la route qui voyageaient pendant 6 mois voire 1 an. Une autre expérience du voyage et du temps était possible.

En 2003, on a décidé de monter un projet avec Antoine : « portrait de femme, un autre regard sur le monde ». Nous voulions faire le tour du monde et réaliser des portraits de femmes. Mais il nous fallait de l’argent. On a envoyé beaucoup de lettres pour chercher des financements dont une au directeur de la communication du Sénat qui a bien voulu nous recevoir. Antoine, qui faisait Sup de Co, était la caution sérieuse du projet et moi la caution artistique. J’avais déjà réalisé quelques docs et reçu un prix pour un film d’animation. Entre temps, on a rencontré Yann Arthus Bertrand pour qu’il parraine notre tour du monde. De fil en aiguille, le directeur de cabinet du président du Sénat nous a reçu et a finalement accepté de financer une partie du projet. Nous sommes donc partis grâce au Sénat, en y repensant c’est un peu fou. De ce voyage on a réalisé une exposition photo et un film que l’on a posté sur Google Vidéo en 2006 (https://vimeo.com/22717533).

Grâce à ce film, on a été repéré et on a pu réaliser et présenter notre émission de voyage Drôle de trip sur France 2. On a parcouru l’Amérique du Sud, l’Asie et beaucoup l’Inde. Après un passage sur France Ô comme chef éditorial du magazine Ô Féminin, je présente actuellement Échappées Belles depuis 2 ans aux côtés de Sophie Jovillard et Jérôme Pitorin. Et entre temps j’ai tourné quelques reportages à l’étranger.

Qu’est-ce qui te guide dans la réalisation de tes films pour Échappées Belles ?

Chaque émission de voyage a son ADN. La force d’Échappées Belles, ce sont les rencontres. Elles sont infinies, l’histoire de l’autre est inépuisable. On peut aller au Japon et y retourner quelques années après, on aura toujours des histoires différentes. Ce qui est important, c’est d’avoir de belles images parce que les gens qui regardent l’émission ont envie de voyager et de rêver. C’est une bulle le samedi soir grâce à laquelle les gens déconnectent un peu. On privilégie les rencontres et l’évocation des modes de vie, des traditions et des coutumes. Et quand j’arrive à faire ressentir aux téléspectateurs l’histoire des gens que je rencontre et leur vérité, le pari est gagné.

Tu évoques rarement les enjeux politiques et sociétaux des pays que tu visites dans tes Échappées Belles. Est-ce volontaire ?

Retrouvez la suite de l’interview ICI sur le site de l’Antichambre